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Saint-Brevin / Ayent à Vélo - Septembre 2026 - Le parcours

Vous pouvez suivre cette aventure au jour le jour dans cette rubrique et plus ...

Vous visionnerez plusieurs chapitres avec chacun une douzaine de photos par jour alors que Béatrice, Eric et Daniel nous en adressent plus de 60 . Pour ceux qui seraient intéressés à les recevoir, je pourrai leur adresser un lien de téléchargement en fin de parcours. Pour cela, laissez-nous un message sur la boite contact du site. 

Cordialement. La commission communication.




Nous pouvons voir l'itinéraire, de Saint-Brevin à Ayent. Ils l'ont fait, la Suisse est là !!



 Merci à nos 3 cyclistes qui ont surmonté toutes les difficultés et nous les ont fait vivre dans leur récits.

Samedi 26 septembre 2026 - L'arrivée !!

Béatrice : 

Ce matin nous avons repris nos vélos depuis Sion jusqu’à Ayent pour terminer notre parcours. Nous avons suivi le Rhône pendant quelques kilomètres puis nous avons été accompagnés par le club cycliste d’Ayent pour la montée. Celle-ci a été pénible et éprouvante avec nos vélos de randonnée, plusieurs pauses ont été nécessaires avant d’arriver à la salle communale. Nous avons été encouragés tout le long de la montée par les membres du jumelage. Les cyclistes nous ont bien soutenus durant le parcours. Un grand merci à eux sans quoi la montée aurait été plus difficile voire inachevée. 18km en tout dont 12km de montée avec un dénivelé de 500m et une pente à 12%. Un véritable challenge pour nous 3. 

Un comité d’accueil était présent à notre arrivée et un apéritif bien garni nous a réconfortés. 

Pour clore la matinée  Le président de la commune nous a invités au restaurant. Nous avons passé un très bon moment tous ensemble . Nous le remercions vivement pour son accueil chaleureux.  

L’après-midi fut consacrée  à la visite du lac souterrain  St Léonard en barque puis un petit tour dans la ville de Sion. Notre périple à vélo se termine avec un beau programme organisé par le comité de jumelage d’Ayent jusqu'à mercredi. 

Un grand merci pour leur accueil.     


Eric nous raconte cette journée : 

26 Septembre 2026. Une date qui trotte dans nos têtes depuis bien des mois, que nos cuisses et nos mentales ont su porter jusqu’à ce jour. Ce matin devait arriver un grand jour, réveil à 7h00 pour démarrer à 8 h00 avec Maurice. Nou avons récupéré Béa chez Isabelle et Armand, Dominique nous y a salué aussi. Direction Sion pour récupérer nos vélos 🚲 en pause dans le garage de Maurice, Dany est arrivé conduit par Bernard. Après des explications données pour retrouver nos accompagnateurs cyclistes (d’un club d’Ayent, 6 au total dont un jeune futur champion 😉) nous avons réussi à nous perdre. 

Une fois le groupe retrouvé, nous avons appris qu’une femme devant être présente venait de faire une mauvaise chute ce matin, et ne pourra donc pas se joindre à nous, en souhaitant qu’elle se rétablisse rapidement. Le départ du Peloton fut tranquille sur les routes plates durant quelques kilomètres, il fut encore moins rapide dès le début des 15 kilomètres non-stop qui nous attendaient. Je tiens à remercier les autres cyclistes habitués de ces reliefs, ils ont tous été à nos côtés, motivants et respectueux de nos peines, nous qui n’étions pas équipés comme eux l’étaient, par les vélos et l’entraînement qu’ils avaient. Malgré les écarts, chacun dans ses difficultés, notre trio a tenu bon et sommes tous arrivés à termes de ces 522 mètres de dénivelé. Je suis fier de chacun de nous. Nous remercions la présence des personnes venues nous soutenir sur nos trajets et dans ses lacets répétitifs aux boucles interminables. L’arrêt que l’on pensait être le dernier ne fut que le début du pire pour la fin. Béatrice a failli ne plus continuer mais après quelques encouragements et un rebond de dernières forces, elle peut être fière d’avoir menée sont projet au bout du chemin. Dany a aussi été très fort durant ce passage en maxi cotes, bravo Dany. 

À notre arrivée, la majorité du jumelage Ayentôt était présent pour nous accueillir et nous féliciter de ce bel exploit. S’en est suivie les photos et vidéos d’immortalisation pour nous et nos cyclistes des montagnes, puis, d’une belle réception en extérieur pour un agréable pot d’honneur et de convivialité. Qu’il est bon et agréable de tous se retrouver 🫠🥹 Le Maire d’Ayent était présent pour nous féliciter, il nous a ensuite proposé de le suivre, nous, nos épouses, le président du jumelage et sa femme au restaurant fraîchement repris par des jeunes gérants où tout fut parfait. Ce fut encore un bon moment d’échanges devant une dégustation sans faille. Bonne réussite à eux pour la suite et merci 🙏🏼 

Dany et moi avons repris nos vélos pour suivre Bernard jusque chez lui (il y eu peu de tours de pédales à fournir) pour atteindre son garage où nos vélos furent stockés cette fois-ci. Pour finir, Bernard nous a ensuite ramené au chalet de nos logeurs. 

La suite de cette aventure s’arrêtera là, pour les comptes rendus de ce trajet à trois. Pour nous cela continuera par des randonnées et visites prévues et planifiées ensemble parmi ce noyau de jumelage réuni, il va de soi que cette petite semaine à venir sera donc plus personnelle. 

Ne nous attardons pas sur ce qui fut pénible pour nous, rien ne pourrait exister sans difficultés, plus tard nous en sourirons. Nous trois ne devront conserver que ce qui peut nous rendre fier de nous, de contribuer à faire vivre le jumelage, à rassembler des êtres éloignés mais si proches de cœur et de créer ces liens d’échanges qui deviennent naturellement des liens d’amitiés sincères. Je souhaite à beaucoup d’autre de vivre ces rencontres et d’en respirer l’harmonie qui s’en dégage. Il est impossible de retranscrire ce que nous venons de vivre là durant ses quelques jours, je sais simplement par vos commentaires en retours qu’une partie de vous était là auprès de nous et que cela nous apportait beaucoup. Il est donc à notre tour de vous féliciter et vous dire merci. 

C’est avec tristesse que je dois laisser s’envoler ma plume, si vous en retrouver une par hasard, prenez la, elle en soulignera votre sourire. Eric  

Vendredi 25 septembre 2026 : repos !!

Le mot du président du Comité de Jumelage, Thierry TIXIER  : 

 Un grand bravo au nom du comité pour cette belle aventure humaine et ce partage tout au long du parcours. Oui la France est belle...et vous avez su et pu la découvrir à trois à bicyclette🚲 Un beau challenge cette fois-ci réalisé avec plein de souvenirs pour toujours ! Maintenant profitez bien et pleinement d'Ayent et nous serions très heureux d'avoir encore quelques photos de vous à Ayent ces prochains jours. Très bon séjour et la bise à tous. 

Thierry

Jeudi 24 septembre 2026

Béatrice : 

Dernière étape vers Sion. Nous avons plié et rangé nos tentes une dernière fois car ce soir c’est un bon lit qui nous attend. Première étape à Evionnaz pour le petit déjeuner puis Martigny où nous avons posé nos vélos pour une visite de la ville et du marché local. 

Nous avons longé le Rhône jusqu’à Sion avec quelques passages difficiles sur des routes très fréquentées. 

Nous avions rendez-vous à « la ferme asile » avec Maurice Brigitte et Bernard pour le pot d’arrivée. Nos vélos ont été consignés dans le garage de Maurice. 

Nous sommes montés en voiture direction Signèse chez Armand et Isabelle. Nous avons été reçus royalement chez Isabelle et Armand . Jambon du pays fromages affinés par Armand, feuilletés préparés par Isabelle, petit vin rosé de chez eux et pour finir une tarte aux prunes ramassées par Armand. 

Demain c’est repos et samedi nous reprenons nos montures pour grimper jusqu’à Ayent avec notre comité d’accueil. 

Nous avons parcouru : 1267 km sans compter les quelques kilomètres restants jusqu’à Ayent     


Eric nous raconte cette journée : 

C’était une aventure à trois mais aussi le départ solitaire de trois personnes qui ont du s’entendre pour qu’au mieux se déroulent ces chemins. Je reprends la plume, nous sommes arrivés, je vous dois encore quelques récits sur cette journée et certainement celle de samedi, si nos vélos veulent bien encore monter la dernière cote qui nous attend pour notre arrivée officielle. 

Pour ce dernier jour, nuit fraîche et matin frisquet. Dany a dormi dans le hall d’accueil du camping, sur de gros coussins épais, prémisse de cette bonne nuit qui arrive maintenant. Nous sommes allés au village de Evionnaz pour acheter en supérette, nos viennoiseries et de quoi manger ce midi. Sur nos routes, les occasions sont rares pour trouver quelque chose ensuite. Direction Martigny (à vélo toujours), en chemin, sommes tombés sur la cascade de la Pissevache, pose photos évidemment et c’est une très jolie cascade. Une fois arrivée à Martigny, un cycliste nous a proposé, une fois de plus de nous mener sur notre trajectoire, lui avons dit que nous désirions visiter cette ville et il nous a conseillé d’aller voir le vieux pont en bois. Celui-ci se nomme le pont de Bâtiaz. Très rustique et décalé en comparaison de tous ceux que l’on a déjà pu rencontrer mais vraiment splendide. Encore quelques clic en vrac et une fois dans le centre-ville, le jour du marché s’offrait à nous donc, un grand bain de foule nous a fait naviguer sur ces étalages d’un marché tout en longueur. 

Ce midi, nous avons fait la pause casse-croûte face au Rhône. C’est à contrecourant que nous le remontons sur nos bouées d’air et pour cette pause, c’est lui qui s’incline à nos pieds, sur des chants ruisselants. Une fois repartis, les derniers tronçons de routes à emprunter étaient encore très dangereux par la circulation toujours. Nous avons même dû affronter des routes qui n’existent plus ou encore d’autres simplement barricadées, seul solution, faire demi-tour. 

Il était 14h45 lorsque nous avons atteint notre point de chute à Sion, Maurice, Brigitte et Agnès sont venus nous retrouver au bar restaurant de La Ferme Asile où le président Bernard nous a rejoints à son tour. Nous avons tous pris un verre dans la bonne humeur de se retrouver enfin. Nous sommes ensuite allés alléger et ranger nos vélos dans le garage de Maurice, montés en voiture et avons été accueilli chez Isabelle et Armand, les logeurs de Béatrice. 

Nous avons été très bien reçu et c’est copieusement installés, qu’un petit programme s’est mis en place pour les jours à venir. Nos receveurs avaient préparés de bons petits plats salés et sucrés, qui nous ont beaucoup réconfortés. 

Sur le retour, j’ai emprunté la route que nous ferons à vélo samedi matin pour nous achever vraiment. La voiture, il vaut mieux être dedans qu’à côté. De retour chez nos logeurs, nous pouvons maintenant relâcher nos corps dans des draps plus qu’accueillant et les bien venus surtout. Des fruits ont fini de nous nourrir ce soir, nos ventres déjà bien remplis et une nuit réparatrice je l’espère pour chacun de nous. 

À samedi pour un dernier message de fin. Rien ne se fini vraiment, juste un peu pour laisser l’espoir de renaître un jour. Eric

Mercredi 23 septembre 2026

Béatrice : 

Ce matin après le petit déjeuner, nous échangeons sur notre parcours avec un monsieur sur son vélo électrique, il nous propose de nous accompagner jusqu’à Evian. C’est pour lui l’occasion de partager sa passion du vélo et de nous montrer ses capacités. Effectivement il nous a fait galoper  dans les montées. 

Nous parcourons ensuite la rue piétonne d’Evian, les thermes dont les vertus de l’eau furent découvertes en 1790 et toujours d’actualité. 

Puis direction saint Gingolph, dernier poste frontalier avant la Suisse. C’est la rivière La Morge affluent du Léman qui sépare les 2 pays. Sur notre passage un pêcheur se débat avec sa ligne. Evidemment nous nous arrêtons car la prise avait l’air miraculeuse. Une touche légendaire était en train de se produire. Après maints efforts il réussit à sortir avec l’aide de son ami un brochet de 1m05. Quelle satisfaction pour le pêcheur !!! 

Après notre déjeuner, nous reprenons la route le long du Rhône direction Saint Maurice où nous trouvons notre dernier camping dans le bois noir. 

Un peu de nostalgie, car c’est notre dernière soirée dans un camping avant de retrouver nos amis Suisses,  demain à Sion.     


Eric nous raconte cette journée : 

Et oui mes amis, arrivons au Mercredi 23 Septembre, presqu’au terme de nos dernières pistes cyclables. Avant toutes choses, sachez que j’ai pris plaisir à vous guider chaque jour avec nous. Je l’ai fait simplement, avec mes mots comme j’aurais pu aussi aimer les lire. Des personnes m’ont convaincu de le faire, j’ai pris plaisir à les écrire. Merci à toutes et tous pour vos mots de gentillesse et de soutien liés à cela, du fond du cœur. 

Ce camping était très bien et encore plus marquant par la venue de nos premiers Suisses et de ma Française à moi qui ont participé aux montages de nos 3 tentes. Toujours ce passage obligé en boulangerie pour faire nos emplettes du matin et du midi, nous en sommes sortis en même temps qu’un retraité en mode électrique qui s’est proposé de faire un petit bout de chemin avec nous et son vélo pour aller jusqu’à Evian. Nous avons même eu droit à un peu d’explications sur les modes de transports pour les acheminements d’eaux d’Evian qui transitent beaucoup par trains. Béa devait ensuite aller faire revisser ses lunettes. 

De là, sommes allés visiter la station thermale découverte en 1789. Elle est magnifique même si sa splendeur d’antan n’est plus vraiment là, des photos d’exposition intérieure nous l’on montré, cet édifice d’architecture en bois et vitraux. Les toilettes ont encore un parfum d’autrefois. 

C’est pas compliqué, après cette visite, retour à la réalité en longeant ce Lac Léman pendant bien des kilomètres, les chevaux et charrettes auraient été les mieux venues, mais les temps changent, que voulez-vous. Nous avons dégustés nos sandwiches au bord de ce joli lac et même assisté à la sortie d’un beau brochet par deux pêcheurs. Il mesure 1 mètre zéro cinq, je ne pense pas que celui-ci retrouvera l’eau de son lac. 

Petite pause-café Franco/Suisse à St Gingolph avec en spectacle le passage incessant des véhicules à la frontière. 

Après le Lac Léman, à fond les vélos toujours, nous avons longés le grand Rhône, celui-ci d’une allure complètement différente aujourd’hui, tout en effervescence et d’une couleur blanchâtre causée par le tumulte de ses remous de fonds. Les montagnes nous suivent et s’allongent sur notre passage et si vous regardez attentivement, vous verrez en images que même les nuages s’y accrochent, comme voulant s’y amarrer, pour mieux se reposer. 

Nous n’avons pas été mécontent d’arriver à notre dernier camping de cette belle virée, conseillé par notre St Maurice, et situé au Bois noir de Saint Maurice, comme par hasard ou coïncidence, et surtout de quitter ces routes à deux roues trop proches de celles à quatres. Ce camping fantôme n’avait personne pour nous accueillir, j’ai appelé le numéro présenté sur affiches, Le gérant est arrivé 30 minutes plus tard pour le règlement et l’emplacement. On s’est installés, pris les douches et petite pause encore pour commander des pizzas livrées sur nos lieux car rien de possible pour manger sur place et pas motivés non plus pour redémarrer à vélo, les routes étant dangereuses et encore plus pour la nuit. 

J’ai appelé mes trois Suisses ce soir pour caler notre arrivée à Sion demain en début d’après-midi. Après avoir trouvés une boulangerie et s’être alimenté, nous en saurons plus sur le sujet en sachant qu’il nous restera une petite soixantaine de kilomètres pour clôturer cette ascension. 

Il nous est d’ailleurs curieux de se dire que la fin arrive, cela a passé si vite malgré nos peines sur la route ou les froids du matin en tentes, nous y sommes arrivés. L’émotion est là, en souhaitant qu’elle ne le soit pas trop forte parmi vous tous, lors de notre rencontre en commun. Ce que nous avons partagés, ce que nous avons vécu, ce que nous avons pu contempler et vous montrer, en étant si proche, si vulnérables parmi ces décors, nous a montrés que cette France est plus que belle, que l’homme s’adapte à beaucoup, que rien n’est impossible à atteindre et que partager est une chose essentielle à donner de soi pour n’en recevoir que le meilleur des autres. 

Je n’ai jamais été à l’aise en paroles, les écrits restent pour l’éternité. Eric - Béatrice – Daniel.  

Mardi 22 septembre 2026

Béatrice : 

Nous quittons notre camping direction la Suisse à travers les champs de maïs secs comme des bambous comme partout ailleurs. 

Nous arrivons à Genève Petit tour de la ville avec les archives d’état, la cathédrale st pierre , les parcs et le célèbre jet d’eau sur le lac Leman. 

Après notre étape à Genève nous poursuivons notre route vers Thonon les bains, la via Rhona est toujours aussi mal indiquée. Le GPS trouve toute son utilité. Il nous évite les intersections et routes dangereuses. 

Petite halte à Yvoire, la cité médiévale au bord du lac Leman labellisée plus beau village de France. Le village vaut le détour, il faudra y revenir pour prendre le temps de le visiter plus amplement. 

Entre temps nous avons eu la surprise de la venue de Maurice et Brigitte avec Agnès sur Thonon Nous avions rendez-vous à la mairie de Thonon pour nous rencontrer puis nous avons fini la soirée au restaurant. Maurice nous donne un bon plan pour le prochain camping à St Maurice dans le valais pour équilibrer notre route avant d’arriver à Scion, dernière et ultime étape de notre périple Et oui tout à une fin !   


Eric nous raconte cette journée : 

Nous sommes dans nos derniers départs matinaux de campings. Nous avons pris notre petit déjeuner dans un bar / station-service dont l’emplacement créait des bouchons sur la route. Le carburant était moins cher ici (Total) et les plus proches aux alentours étaient à une vingtaine de kilomètres, d’où les bouchons. Nous avons comme bien souvent, vous l’aurez compris, pris du pain et de quoi tartiner pour le midi. 

En route pour Genève, l’application Géovélo nous a fait légèrement tournicoter pour cette première destination. Nous avons visité la cathédrale Saint Pierre, majestueusement imposante. L’extérieur comme l’intérieur sont brodés de finesse. Que ce soit les vitraux, la pierre ou les boiseries, aucun support n’a échappés au savoir-faire pour en devenir chef-d’œuvre. 

Direction ensuite lac Leman de Genève pour en apprécier les hauteurs de jet. C’est une très jolie ville, il faudrait s’y poser pour en apprécier sa véritable beauté intérieure. 

Ensuite, la route jusqu’à Messery a été plus que dangereuse pour nous les cyclistes puisque les véhicules sont avec nous, parmi nous, à côté de nous, de tous les sens, dans nos oreilles et malheureusement nos nez. Le vent, assez présent aujourd’hui nous a obligé à tenir les guidons plus fortement pour éviter des écarts qui pourraient être dramatiques. Dany en a profité pour sécher son linge. La route sera ainsi jusqu’à Thonon, malheureusement. C’est à Messery que le pâté a été étalé sur nos pains, un café fut pris pour rincer le tout au petit bar du coin face à l’église. 

Après avoir pris bien des risques à côté des engins à moteurs, nous avons été survolé (il faudrait une bonne demi-journée pour en apprécier les détails et commerces) la ville d’Yvoire. Encore une petite cité restée dans son passé d’hier pour notre plus grand bien à retrouver aujourd’hui. 

Hier, Maurice et Brigitte, accueillaient mon épouse chez eux, pour nous recevoir ensuite, après ce beau périple. Ils nous ont proposés de se planifier une rencontre aujourd’hui sachant que nous arrivions à Thonon les bains. J’ai demandé à mon équipe si cela ne les dérangeait pas et en 2-3 coups de fil l’affaire fut faite pour se retrouver proche de l’hôtel de ville moyennant cote à monter, une fois de plus. Nous nous sommes retrouvés à la terrasse d’un bar pour débuter puis dans la foulée, autour d’une bonne tablée. 

Nous avions eu le temps de nous poser à notre camping, d’installer et de nous doucher. Maurice nous a dégotés, pendant ce temps, un resto au camping voisin accessible à pied, ça nous a changés un peu. Merci à eux, content de vous avoir retrouvé plus vite que prévu et moi, d’avoir revu ma femme. Merci pour la crème décontractante Brigitte et pour les tuyaux de demain à Maurice. Eric

Lundi 21 septembre 2026

Béatrice : 

Ce matin nous quittons Chanaz après un bon petit déjeuner près de notre boulangerie. Nous avons eu un échange très sympathique avec la patronne. Nous prenons la direction de Seyssel, mais avant de trouver le bon chemin nous avons fait deux fois le tour de Chanaz. La via Rhona est toujours aussi mal indiquée. Nous passons devant un champ de potirons. La route est assez facile jusqu’à Seyssel. 

La difficulté commence ensuite… !!! Ça moooonte !!! jusqu’à Valleiry nous avons dû descendre de notre monture une fois, c’était trop difficile. Entre temps nous apercevons une montagne enneigée. Et oui c’est le Mont Blanc ! 

C’est bon signe nous approchons. Encore quelques kilomètres une vingtaine environ pour arriver au camping La Colombiere, un 4 étoiles pour ce soir. Nous avons parcouru 75 km aujourd’hui, une journée bien fatigante avec de nombreuses côtes   


Eric nous raconte cette journée : 

21 Septembre d’une année particulière pour un trio d’exception Brevinois. Au revoir Chanaz. Nous avons repris ce matin la même formule au même café du bourg, notre pain et pâté pour la future pose de ce midi. Avant de repartir à 9h30 pour ces kilomètres qui nous rapprochent de la Suisse. Nous avons passés et repassés des blèds suite à mauvaise indication de déviation cyclistes, les montées d’aujourd’hui sont pourtant déjà bien généreuses. Le moral est plus douloureux que le sont nos cuisses. Nous avons pris un café à Seyssel où la gérante était assez glaciale à notre arrivée mais s’est détendue ensuite en prenant connaissance de notre jumelage. Cela ne l’a pas empêché de me dire qu’il fallait demander pour photographier en ces lieux, il est vrai que cela devient facile de voler des instants de scènes aux portables, je m’excuse ne pas l’avoir fait pour le joli poster en peinture qui était à son mur. Cela m’apprendra mais vous verrez tout de même la photo défiler. Sa ville est aussi jumelée avec une autre au nom s’y rapprochant (pas plus d’infos de sa part). 

Notre pose du midi s’est faite sur un chemin, avec blocs bétons en guise de table et toilettes sauvages. Rebelote à califourchon, descentes, faux plats et côtes au menu pour digérer. Nous sommes tous ce soir très fatigués, les yeux gonflés du matin, les cernes ne nous quittent plus de nos journées comme gravées par la peine. Une autre halte dans un café, cet après-midi nous a été offert un accueil à l’opposé de ce matin. Notre journée fut suivie par le regard de nombreuses églises aux clochers très pointus, des champs et cultures de maïs grillés ressemblant plus à des bouquets de pliages en carton que seul le vent arrive encore à redonner vie et la surprise de découvrir, au-dessus de tout cela, la silhouette du Mont Blanc. 

Notre fin de route s’est terminée à 17h30 après plus de 70 km. Nous sommes installés à Neydens, au camping de La Colombière. Nous sommes lundi et là encore, compliqué pour se restaurer, nous avons trouvé, sur les recommandations de la gérante un petit resto dans la galerie de l’hyper U et devinez quoi, encore une grosse côte pour y accéder. 

Demain, en route vers Genève et Thonon les Bains pour nous accueillir. Je crois que nous allons rêver de jambes neuves et de turbo cœur toute la nuit. 

Nous vous embrassons tous, de loin ou de près maintenant, selon vos localisations. Eric

Dimanche 20 septembre 2026

Béatrice : 

Ce matin après un bon petit déjeuner chez notre boulangère préférée, nous avons arpenté les rues de Chanaz citée touristique en toutes saisons. Nous avons profité de la visite du moulin à huile qui a été réhabilité. Le meunier vient plusieurs fois par semaine pour meuler les noix et noisettes. Il produit de l’huile et différents produits dérivés (moutarde noisettes caramélisées …). Nous avons apprécié la dégustation. 

L’après-midi a été consacré à la visite de l’abbaye de Haute combe située à 10 km de Chanaz. Il faut la mériter car ça grimpe!!! Nous avons eu la chance de la visiter dans son intégralité grâce aux journées du patrimoine. Habituellement seuls les jardins et l’église sont visibles. Nous avons pu visiter les appartements royaux, propriété exclusive des Ducs de Savoie. Elle a été construite au 12eme siècle par un abbé cistercien . De nos jours il y a toujours 60 religieux présents faisant fonctionner l’abbaye. Nous avons également profité d’une belle exposition sur les légendes de Savoie « conte moi la Savoie ». 

Et pour terminer la journée nous mangeons au ranch : ambiance cowboys et far West. 

Bon ce soir on n’est pas couché, ambiance « électro » en face du camping sur les bords du canal.   


Eric nous raconte cette journée : 

Le voisin aux cordes vocales exta développées en voie et rires s’est finalement éteint de bonne heure. Aujourd’hui sera plus décontractée, nous irons ce matin visiter plus profondément le centre de Chanaz et l’après midi sera dédié à l’Abbaye de Hautecombe. Cela doit être magnifique. Le début de journée fut le petit déjeuner party. Pour commencer, sommes allés nous renseigner à l’hôtel d’à côté, la gérante de notre camping nous l’avait indiqué mais le prix étant trop onéreux (15€), nous avons fait demi tour et filés au centre de Chanaz. Nous avons prix une viennoiserie et notre sandwich du midi en boulangerie et la formule petit déjeuner au bar d’à côté (le même que pour notre apéro d’hier soir). La formule était très copieuse et surtout, beaucoup moins cher (9€50). À l’hôtel, c’était à volonté mais pas nécessaire pour nous trois. 

Ensuite visite à pied au cœur de Chanaz, qui est à craquer. Certe le commerce est présent mais le passé délicieusement authentique. Une visite aux vieux moulins encore en activité pour fabriquer de l’huile de noix, était étonnant et submergé par la foule. J’ai tout de même eu le temps d’y acheter un paquet de noisettes caramélisées en boutique d’accueil, il n’y en aura pas pour tout le monde, les premiers arrivés à nous  seront servis. Nous avons contournés les moulins pour y découvrir les roues d’entraînement qui là, bien sûr étaient en pause. 

Nous sommes montés jusqu’à l’église, simple et toujours silencieuse sous ses voûtes. Nous avons flânés dans ces rues de grimpettes qui vous font par endroits, survoler les toits en tuiles à multiples couleurs. Après ceci, les sandwiches chargés sur nos vélos et tellement lègés, direction l’abbaye d’Hautecombe, une pure merveille d’architecture extérieure pour des décors non des moindres en intérieur. Cette Abbaye fut construite en 1125,  détruite pratiquement en entière à la révolution, abandonnée durant des années et reconstruite ensuite pour aujourd’hui, le plaisir de nos yeux. Sa grande tour servait jadis de phare pour diriger les bateaux. Elle est toujours occupée aujourd’hui d’une soixantaine de bénédictins et de personnes désireuses de donner de son temps ou même trouver une paix intérieure pour couper de cette drôle de société actuelle, se rapprocher éventuellement de Dieu tout simplement. Un petit marché était même présenté avec dégustations et du champagne ou des bieres étaient vendus étiquetés au nom de Hautecombe, mais là, promis, j’ai rien acheté. J’ai vraiment été touché comme Dany, par ce site magnifique aux horizons imprenables, baptisés pour l’éternité. Je sais que Béa en avait déjà connaissance et ne se lasse pas d’y revenir pour nous en faire partager la visite. Pour accéder à cette Abbaye les dénivelés étaient très impressionnants, il nous aura fallu passer un col de 4km avant de redescendre vers le site, et bien entendu, idem, en moins prononcé, pour le retour, Dieu est bon, Dieu est haut . 

Une fois plus bas, nous sommes allés boire un verre au bar du port et sur la fin du circuit, nous avons réservé le repas du soir à un saloon extérieur non loin de nos couchages. Il n’y avait en fait, très peu de restaurants ouverts ce soir donc, c’était encore la bonne aubaine pour nous, on arrive à bien s’en tirer pour tout jusque là, pourvu que cela dure. Une douche, nos bottes, nos chapeaux et nos montures pour aller se restaurer. Nous y avons exquisement (c’est un nouveau mot🤭) bien mangé dans ce cadre dédié aux cowboys, j’en connais qui auraient été heureux, la viande de bœuf se déchirait à la fourchette. 

Nous sommes rentrés au camping à 21h30 au rythme de la music cette fois ci, il doit y avoir la teuf dans le coin, le voisin n’est pas couché non plus mais plus discret qu’hier en tout cas. En conclusion, cette journée fut décontractée mais riche de visites et d’histoires, non sans mérites physique pour atteindre les cieux que chacun veut voir en ses yeux. Merci à la fête du patrimoine de nous révéler cela. Bisous au son du dancefloor.  Des scouts en cavale.   

Samedi 19 septembre 2026

Béatrice : 

Nous quittons ce matin notre douillet dortoir au camping de la tour des saveurs, après une bonne assiette de soupe à la courgette car pas de boulangerie dans le secteur, nous sommes à la campagne. 

Nous nous dirigeons vers Chanaz située à la queue du lac du Bourget .Il est judicieux de réserver car c’est le week-end du patrimoine. En chemin nous nous arrêtons à la Cascade de Glandieu. Pause gaufre au bar situé en face de la cascade. 

Nous poursuivons vers Belley. Nous traversons plusieurs fois le Rhône sur des ponts métalliques et impressionnants par leur architecture. Nous arrivons à Chanaz petite ville de caractère en Savoie. Elle est nommée la petite Venise locale de par ses canaux. 

Après notre installation au camping et oui nous remontons la tente ! Nous allons nous détendre dans un bar et faisons un rapide tour d’horizon.   Demain nous profiterons de la journée du patrimoine pour élargir notre visite. 

Petite journée en km 50 ça fait du bien de se poser de temps en temps.  


Eric nous raconte cette journée : 

Après cette nuit bien appréciable à la ferme et cette petite soupe du matin, une première pour tous je crois, direction Glandieu où nous nous sommes arrêtés immortaliser cette jolie cascade reposante. Le bar d’en face nous a ensuite réuni pour cafés et gaufres qui feront office de petit déjeuner. 

Notre but est d’aller aujourd’hui à Chanaz ou un autre camping nous attendra, Béa a anticipé en appelant dès ce matin, ce qui tranquillise chacun de nous. Les gaufres ont été interminables à venir mais appréciable. De DJ est en place pour organiser l’ambiance de la terrasse mais nous devons repartir. 

En partance pour Belley, avons fait quelques photos sur le pont passerelle métallique puis, encore une fois une pause en buvette cycliste juste un peu après, il était déjà 13h30, la gaufre était déjà absorbée. Une salade froide nous y a fait du bien. Un repos sous un arbre, près de pêcheurs nous a rafraîchi un peu. Il y a eu un beau coup de chaleur encore aujourd’hui.

Repartis pour Chanaz, nous esperons pouvoir y découvrir de jolies choses en profitant du week-end du Patrimoine. 

Notre vélo trio terminé pour ce jour, avons installé nos toiles ambulantes, pris la douche et nous sommes allés nous promener dans ce petit centre qui est adorable comme tout, bordé de commerces et restaurations le long du canal de Savières, et oui, sommes en Savoie. Un verre en terrasse pour débuter puis le restaurant L’Ecluse (on reste dans le thème) nous a reçus pour s’alimenter ce soir. 

Voici donc le déroulement de cette journée à trois, la soirée n’est pas terminée car les voisins en camping-car sont plus que bruyant, tous attablés dehors entre amis ou voisins mais trop présent pour des cuisses fatiguées comme les nôtres. 

Maintenant, Bonne lecture à vous et à demain. Eric et son équipe

Vendredi 18 septembre 2026

Béatrice : 

Nous sommes arrivés hier soir au camping Beauséjour à la Balme les Grottes. Nous avons pris notre temps ce matin car nous allons visiter les grottes cette après-midi. Elles sont incontournables, car elles font partie des 7 merveilles du Dauphiné ! Avant cela, petit déjeuner avec notre voisin canadien. Encore un bon moment d’échanges et de plaisanteries autour des expressions de chacun. 

Puis nos vélos ont été débarrassés de leur chargement pour nous rendre sur le site. Nous reviendrons les récupérer au camping plus tard. Après avoir fait le tour du village : 1700 habitants et un restaurant près du site, nous avons découvert un très beau bâtiment qui accueillait les légionnaires à la retraite. La toiture a été restaurée puis il a été  abandonné faute de moyen  c’est un patrimoine perdu. 

Après s’être restaurés, nous avons entamé notre visite dans le dédale « des stalagmites et tites » des concrétions calcaires de toute beauté. Un lac, une rivière souterraine,  des passages tellement étroits qu’il fallait se contorsionner pour passer. 

Après avoir récupéré nos bagages nous sommes repartis vers la destination suivante : Brangues 57km environ, petit journée à vélo sous un ciel bleu. 

Ce soir c’est camping à la ferme dans un dortoir ! C’est le grand luxe ! Dégustation de légumes de la ferme un délice !   


Eric nous raconte cette journée : 

Toujours sur nos routes. Qu’il est bon de se réveiller aux sons lointains des cloches d’églises. Malheureusement, la sonorité de la civilisation n’est pas loin non plus pour gâcher ce spectacle mélodieux. Il est 7h45 et sommes toujours sous cloches. Matinée cool aujourd’hui. Le réveil a bien débuté car notre ami canadien Sylvain nous a offert un café, il est équipé en tout et pour tout, Même ses barres céréales sont confectionnés par lui-même. 

Direction le bourg de la Balme des Grottes pour trouver difficilement un petit bar à café, une boite de gâteau fera office de petit déjeuner. Nous sommes sans les sacoches, quel bonheur de légèreté. Nous en avons profité pour appeler Bernard, notre jour d’arrivée est prévue jeudi prochain, vous en êtes tous maintenant informés. 

Donc, après s’être lestés de nos sacoches pour une légèreté qu’on ne connaissait plus, nous les avons laissées au camping le temps de notre future visite. Repas du midi au pied des grottes au restaurant l’Echappée. Avons très bien mangé et ensuite, visite de la Balme des Grottes. Il est toujours très impressionnant de découvrir à quel point la nature peu créer les choses et par quelle force surtout, les milliers d’années font le reste. Nous avons déambulé au cœur de ses entrailles gigantesques et effleurés ses parois galbées, luisantes à des endroits par les frottements incessants des visiteurs. Merci Béa pour la proposition du lieu. 

Nous sommes retournés récupérer nos poids lourds au camping et en route sur l’autoroute, y’avait un peu de ça par moment. Les indications ViaRhôna n’étaient pas très claires mais sommes tout arrivés à bon port de Brangues, à côté du joli pont de Groslée. 

Ce camping, LA TOUR DES SAVEURS est à la ferme et notre ami canadien d’hier soir nous l’avait conseillé, il y avait aussi fait une halte la veille. Il y a soit la formule emplacements camping extérieur ou dormir au dortoir, celle pour laquelle nous avons optée bien entendu car pas de tente à monter évidemment. Nous nous y sommes acheté nos fruits et légumes sur place pour notre repas végétarien de ce soir, un resto par jour c’est bien. 

Demain matin le petit déjeuner sera comblé par une bonne souplette à la courgette, celle de ce soir était délicieuse et n’avons besoin de rien d’autre de toute façon. On se rattrapera plus tard, pas de panique. La ferme nous accueille déjà avec mouches, moustiques et bourdons gigantesque, déjà un de mort, mais pas au canif celui-là. Désolé de vous laisser volontairement cette fois ci, mon voisin de chambrée s’endort déjà, sacré Dany. Eric

Jeudi 17 septembre 2026

Béatrice : 

La nuit a été éprouvante et froide. Nous replions notre tente humide par la rosée du petit matin. Nous avons hâte de nous réchauffer dans le premier bar autour d’un bon café. Nous repensons notre parcours pour ne pas réitérer notre mésaventure. Nous en profitons pour programmer la visite des grottes et une halte au lac du Bourget. 

En route pour la via Rhona, un parcours le long du Rhône avec quelques embûches d’aménagement. Nous avons dû franchir un escalier avec nos montures pour contourner un barrage. Certains tronçons sont à repenser car mal indiqués ou peu praticables. Nous sommes passés devant le village de Chavanoz et la centrale nucléaire du Buget. 

Cette nuit nous sommes bien installés au camping de la Balme les Grottes où nous avons partagé notre soirée avec un canadien. Les échanges ont été riches en anecdotes et expressions du vieux français méconnues chez nous. 

Nous avons parcouru 48 km et demain grasse matinée avant la visite des grottes.   


La journée racontée par Eric : 

Dicton du jour : Si tu te couches non douché, ta tente s’en réveillera parfumée. Fini le luxe des grands hôtels, retour à la réalité mais, vivant nous sommes. La nuit fut fraiche, brrrrrr, Dany a pourtant dormi à la belle étoile, il est courageux. Après pliage humide, direction le bar du coin pour un p’tit jaune (noir). Ici et en ses lieux, nous avons fait la rencontre de Mr René, il s’est invité à nous pour connaître notre parcours et nous a surtout remémoré ses périples à lui, du temps où il était plus jeune, de ce que des inconnus lui ont apporté quand il avait besoin sur ses parcours et ce qu’il propose maintenant à d’autre quand il peut aider à son tour. Il avait une très jolie philosophie de la vie. On a que le bonheur que l’on s’offre selon ses dires et cette phrase résume beaucoup comme aussi, on ne reçoit que si l’on donne. Ce sera le résumé de ses paroles. 

Nous avons quittés le bourg en suivant le côté soleil mais après 4 km sur chemin gravillonné, nous avons fait demi-tour, direction la Via Rhôna mais à l’ombre du moins au départ. Nous avons même conseillé un anglais de faire comme nous pour lui éviter de se retrouver au pied du barrage sans plus pouvoir avancer également. Plus loin, c’est un escalier qui nous a accueilli. Nous n’avons rien compris mais comprenez que 45 kg à rouler en montant des marches. Cardio en surchauffe. D

Dans l’avancement de nos pistes nous avons acheté un sandwich que nous avons engloutis au square du château des Panettes à Chavanoz, petite commune où les rideaux métalliques du bar se sont fermés devant nos yeux,  zéro café ce midi donc. 

Ne nous restants plus qu’une quinzaine de km à parcourir, nous avons décidé de les terminer pour arriver à 15h00 au camping Beau Séjour de La Balme des Grottes. 

Nous avons longés la centrale nucléaire de St Etienne, très impressionnante de loin comme de près. 

La Réinstallation de nos murs et mobiliers furent effectués, la douche tant attendue et lessive des vêtements odorants aussi. Sur ce camping et à notre emplacement, nous venons de rencontrer Sylvain, un canadien d’origine à deux roues. À 68 ans, il fait son petit périple seul et rentre chez lui à Lyon, il nous a donné un tuyau pour le couchage en camping ferme de demain soir et avons passé toute la soirée ensemble. Un ancien prof de sport et directeur d’école pour finir, quelqu’un de très humain et agréable. 

Notre linge sent bon et il est sec messieurs dames. 

 J’ai rangé mon canif pour des rêves plus doux et vous en souhaite de même à vous tous.  


Mercredi 16 septembre 2026

La journée racontée par Eric : 

Comme cette nuit fut appréciable pour nos corps, blottis dans les draps propres et sur matelas confortables. Une nuit bien réparatrice pour tous. Même nos vélos ont du se demander, après tant de chemins escarpés, ce qu’ils faisaient sur de la moquette douce. L’hôtel était très bien, propre et petit déjeuner appréciable. 

La météo était de ciel couvert et plus frais, dommage de ne pas avoir eu cela hier. Nous sommes passé à Lozanne pour prendre nos repas de midi à la boulangerie ange (petit café aussi bien sûr). Le code WC étais 2547#, Dany a ameuté beaucoup de monde pour pouvoir y entrer, nous avons bien rigolés. 

Ces paysages que nous pourrions pratiquement toucher sont comme des courbes généreuses posées sur un plateau doré. Encore quelques cotes douloureuses, montées à côté de nos vélos de plomb (sans pouvoir les doubler) puis pose à Ecully dans une cour de l’amicale laïque pour le casse-croûte. 

Nous sommes maintenant à Lyon, direction la ViaRhôna. Nous venons de passer un long tunnel (de la Croix Rousse), 8 minutes de traversée (environ 1.7 kilomètres, impressionnant). Béa nous a dénichée une trajectoire avec le moins de dénivelés jusqu’à Lyon, pari réussi, on reconnaît son expérience. Nous avons visitez Lyon par des pistes agréables, en centre-ville mais sécurisées tout de même. Nous avons rendu hommage à ces soldats fusillés par les occupants durant la seconde guerre mondiale (leurs cœurs chauds sont devenus croix de béton froid) toujours très émouvant à contempler. Après quelques photos de sculptures ou autres, un couple de jogger m’a interpellé par intéressement à notre périple et se proposait même de nous héberger ce soir, je leur ai dit que nous devions continuer un peu avant de se poser ce soir. 

L’après-midi a été terrain plus plat sur la ViaRhôna . Malheureusement les campings ne courants pas les rues, il nous a été difficile et finalement impossible de s’y poser. Le gérant du seul camping trouvé (qui ne louait que des bungalow au mois), nous a tout de même expliqué où pouvoir s’installer en camping sauvage sans trop le risques de se faire égorger, ce sera donc là peut-être mes derniers écrits. C’était bien gentil de sa part et nous le remercions encore pour ses recherches effectuées. 

Nous avons fait nos courses au bourg de Jonas, nous avons monté notre camp sauvage entre route et aéroport mais cachés tout de même (une étrange nuit nous attend, je garde mon canif près de moi). Nous avons pris notre repas, version sauvage bien tranquillement et sympathiquement finalement. Le coucher de soleil était magnifique ce soir et de plus, gratosse (voir les deux photos du champ de maïs) à minutes différentes. Un avion passe toutes les 5 minutes, les compter nous bercera peut-être ou pas, Comme hier soir, j’opte pour les bouchons d’oreilles, je partirai ainsi sans m’entendre. Sur cette blague, je vous dis vivement à demain pour du plus joyeux. Eric, accompagné ce soir de son steward et son hôtesse de l’air en vol de nuit. 

Mardi 15 septembre 2026

Béatrice : 

Départ de Charlieu ce matin avec visite de la ville Médiévale puis voie verte jusqu’à Roanne le long du canal. Ensuite le département de la Loire a eu raison de nous avec ses nombreux vallons Des pentes tellement raides que nous étions obligés de descendre de nos montures trop lourdes avec notre chargement. 

Petite pause déjeuner à Rigny dans le seul bar du patelin où la tenancière des lieux ne fut pas fort sympathique me refusant l’eau de ma gourde. 

Bref nous reprenons notre route … ce fut la pire journée pour moi !!! J’étais au bout de ma vie. La route a été tellement éprouvante sous le soleil et la difficulté des pentes. 

Nous arrivons à Tarare petite ville de 12000 habitants au creux de la vallée avec des pointes à 50km/h de quoi se faire peur avec le poids du vélo ! Tarare est une Ancienne ville florissante du temps des tisserands et soierie … maintenant à l’abandon et sinistrée.  

Mais un hôtel nous attend et un bon lit pour un sommeil rédempteur. Demain nous poursuivrons notre route vers Lyon avec encore quelques belles côtes, ensuite ce sera plus facile le long du Rhône. Nous avons quand même parcouru à vélo et en poussant nos montures 69km. Béatrice


La journée racontée par Eric : 

Tarare, Voici notre destination et à l’hôtel s’il vous plait. Non pas pour le mauvais temps mais pour la facilité d’installation et surtout la difficulté physique que le terrain nous a offert en ce jour. 

CHARLIEU fut un passage, déjà difficile d’accès pour la journée d’hier mais bien moins que ce que ne fut aujourd’hui. Sur le départ, avons visité le centre de CHARLIEU qui nous a offert le meilleur de lui-même en posant pour les photos que nous lui avons empruntés. Une ville pleine de charme historique là encore. 

Ensuite  la mise en route de nos vélos a été correcte, nous avons encore longés de jolis canaux entrecoupés d’écluses, se ressemblant mais toujours avec un petit différent tout de même, les lumières du soleil matinal apportent aussi de la profondeur aux reliefs. 

Pour le repas de ce midi, la ville de Roanne nous a proposé une boulangerie pour un sandwich à chacun. 

De retour sur nos selles et déjà dans les premières difficultés de grimpettes, c’est un petit bar du bourg de Rigny qui nous a abreuvés pour engloutir nos sandwiches et un café final comme à sa tradition. 2 auront été suffisant car Béa fut mal reçu lorsqu’elle voulue remplir sa gourde d’eau. La gérante lui a dit que l’eau ne se gaspillait pas et que n’ayant pas consommé nos repas sur place, elle était rétissante à offrir cela, du jamais vu et Béa en a été agacée. 

Après tout cela avons repris routes et chemins mais avec des passages trop difficiles à monter pour les charges que nous transportons. Ils nous aura fallu descendre de nos 2 roues bien souvent pour qu’ils se transforment en mulets surchargés, en tout cas, les 4 pattes que nous dirigions n’étaient pas plus obéissants dans nos montées. De petites poses auront été plus que nécessaires pour se reprendre souffle et se mettre à l’ombre de ce que nous trouvions. 

Nous souffrons des reliefs de nos chemins mais savons en apprécier la beauté des horizons. En profitant justement de l’ombre d’un beau chêne, le propriétaire est venu à notre rencontre avec ses 2 chiens qui nous avaient détectés. Celui-ci avait un look bien à lui avec sa queue de cheval en bigoudis, ça lui allait bien d’ailleurs et d’une grande gentillesse. Encore un bel échange en sa présence et merci à lui pour nous avoir conseillé un bout de route pour notre fin de parcours. 

Il nous aura encore fallu des mises à terre alors que notre arrivée sur Tarare fut à l’inverse en grande vitesse sur 5 km, mon vélo a affiché plus de 50 km/h au compteur. Une fois en ville, l’aventure n’était pas finie puisque qu’en cherchant notre route pour l’hôtel BURNICHON, un homme en scooter sorti de nulle part nous a proposé de nous diriger puis carrément de nous y emmener en le suivant derrière lui, nous n’avions plus trop l’envie de tourner en ville en y rajoutant des km donc, sa proposition tomba à pic pour nous, la vie est parfois généreuse pour ceux qui le méritent.

Une fois à l’hôtel, nos vélos ont été placés en sûreté dans une salle de réunion, nous y avons pris nos nécessaires et allons grandement apprécié une bonne literie. Manger à la salle nous a permis de ce relaxer et demain matin, le petit déjeuner sera aussi très apprécié ici. 

Nos yeux ce ferme à vitesse grand V, nos corps à vitesse dodo. 

Bises à tous, demain, encore 40 km dans les mêmes conditions avant Lyon. 

 Eric et sa chambrée.

Lundi 14 septembre 2026

Béatrice : 
Ce matin les gars étaient au taquet quand j’ai ouvert ma tente à 7h30 celle de rico était déjà pliée. La journée de repos a été bénéfique. De nombreuses personnes nous interrogent au sujet de notre projet et nous encouragent. Les échanges sont intéressants 
Nous roulons sur une voie verte puis nous bifurquons sur des routes de campagne bien vallonnées. La dernière côte a eu raison de nos mollets. Nous sommes descendus de nos montures pour finir à pied. 
La région est riche en élevage de charolais, il y a de nombreuses fermes et de grandes exploitations. 
Après 50km nous avons hâte de nous restaurer car rien en vue dans la campagne pas le moindre bar ou épicerie. Enfin de retour sur la voie verte nous déjeunons à Marcigny. 
Il nous reste environ 25km pour atteindre notre camping à Charlieu.  Fin de la journée après 78km.     

La journée racontée par Eric : 
Aujourd’hui fut vélo, vélo et, re vélo. Parti de Bourbon-Lancy à 8h00, pour un petit déjeuner au bar du bourg et reparti pour  la direction de Pouilly sous CHARLIEU, 78 km au compteur en tout, difficultés des côtes comprises. 
Passage par voies vertes et routes de raccords, certaines plus hautes que d’autres dont une entre St Didier en Donjon et Masigny que l’on a du finir à pied, cela nous a permis de nous rappeler aussi que nos vélos étaient très lourds, même à petons. 
La commune de LE PIN n’était pas mal en son genre pour les souffrances, ne dit-on pas : Gagner le pain à la sueur de son front non …🥵…
Nous avons été faire des courses en la petite ville de Masigny pour ce midi et nous nous sommes posés sous le porche d’accueil d’un vendeur et réparateur de vélo. Ce magasin s’appelait VELOMEGA. Après avoir appréciés nos salades et fruits, avons pris notre café à cette boutique, cela faisait aussi partie de ses prestations d’accueil. Nous en avons profité pour faire le tour du magasin, j’y ai acheté un nouveau casque, l’ancien avait cassé au niveau du serrages arrière, donc, il fera partie de mes souvenirs de ce périple. Béa en a aussi profité pour avoir des renseignements sur les nouveaux vélos actuels adaptés pour ce genre de voyage et je pense que cela ne tardera pas pour en changer. Nous y avons aussi redonnés un petit coup de pompe à nos roues avant de reprendre le bitume, les pistes sont d’ailleurs vraiment agréable à emprunter sur ce tronçon, zéro crevaison. 
Nous sommes passés devant des exploitations d’élevage de bovins Charolais aux bâtiments immenses pour des cheptels d’animaux impressionnants. Nous étions sous 31 degrés cet après-midi mais les pistes étaient souvent ombragées ce qui nous allait parfaitement aujourd’hui. 
Nous sommes arrivés au camping de CHARLIEU vers 17 H. La gérante est seule à tous les postes avec de l’aide pour certains jours mais chapeau tout de même à elle. Nous y avons mangé sur place, pizza et boules de glace étaient parfait pour ce soir, n’oubliez pas pour ceux qui suivent que c’était salades ce midi. 
Pas de grands scoops en cette journée qui nous rapproche un petit peu plus du but à atteindre, il n’y aura certes pas de coupe à gagner, seulement une traversée de la France pour retrouver l’alliance d’une amitié sans freins. 
À demain soir pour une autre journée qui risque aussi de nous porter bien haut. 
Eric et mon équipe

Dimanche 13 septembre 2026

Béatrice : 

Aujourd’hui grande fatigue pour moi après les 650 km parcourus. Apparemment je ne suis pas la seule!!! Le réveil semble douloureux pour d’autres également. Nous restons au camping de Bourbon Lancy pour profiter du repos et de la piscine. 

Visite de La jolie ville médiévale en fin de matinée. Nous irons demain à Charlieu. Béatrice.   


La journée racontée par Eric : 

Dimanche 13 septembre, déjà plus d’une semaine que l’on a quittés St-Brevin, la moitié de notre circuit est déjà atteint. Merci à vous pour l’appel de ce matin, cela redonne de l’énergie de vous entendre. Je débute ces lignes par un ouf car oui, hier soir nous avons pu nous restaurer grâce au bon dévouement du serveur. Il a eu pitié de ses oies, une  très bonne adresse à conseiller au bord de ce lac. 

Ce matin, et après concertation, la décision a été prise de faire une petite pause en ce jour. Visite à Boubon-Lancy où l’on s’est installé hier soir. Il est actuellement l’heure de mes premiers tapotages pour ce récit d’aujourd’hui, allons aller à la boulangerie et au supermarché du coin pour quelques courses de ce midi et peut-être même ce soir. 

La salle d’accueil sera parfaite pour festoyer ensemble. Maintenant que c’est fait, Je reprends donc l’écran pour confirmer que le petit déjeuner baguette confiture café, achetés au supermarché son avalés, nous avons fait nos courses au supermarché et à un producteur fermier qui vendait poulets, paupiettes et andouillettes, nous avons aussi pris nos repas pour ce soir puisque que nous dormons également à ce même camping. 

Toujours ce ciel aux yeux bien bleu pour veiller sur nous aujourd’hui. Il a fait même très chaud sans rien faire aujourd’hui, j’imagine déjà demain quand nous ferons … Nous venons de vérifier nos vélos par quelques entretiens, nos montures souffrent aussi. 

Nous avons visité la petite cité médiévale du vieux Bourbon- Lancy, les photos vous parleront d’elles même, pierres, briques, boiseries en colombages et ferrures travaillées, sans parler des gargouilles dissimulées de-ci de-là dans l’immobilité de leurs postures mais capables parfois de vous faire peur. Nous avons déambulé à nos guidons de rues en rues, nous sommes passés devant l’église de St Nazaire, et oui, vous avez bien lue, SAINT NAZAIRE, photo à l’appui. 

Un piquenique dans un parc pour apprécier ce que nous avons achetés ce matin (andouillette et paupiettes aux patates étaient délicieuses) et retour à l’emplacement camping, siestes pour les uns et rédactions pour l’autre. Je ne sais encore ce que mon duo voudra faire tout à l’heure mais j’en profite pour charger mon portable. Soyez patient, la suite arrive…. La suite sans suite est là, chacun a vaqué à ses occupations tranquillement, un petit verre au bar, repas à la salle bercé par le tournicoti du micro-ondes. Demain, en route pour CHARLIEU. Biz à vous tous, de ma pièce à double parois et au plancher qui manque pas d’air. Eric


Samedi 12 septembre 2026

Béatrice : 

 Nous sommes partis ce matin de Nevers avec des tentes bien humides et un peu fatigués car le froid s’installe en fin de nuit. 

 Sur le trajet de la V6 nous rencontrons un retraité Nicolas séjournant sur une péniche datant de 1906 achetée en Hollande. Il s’installe sur le canal latéral de la Loire pendant la saison estivale pour proposer des boissons aux cyclistes ou promeneurs puis fait le Tour de France avec sa péniche son site : barcyclette5. Il nous explique que nous sommes passés à côté du lieu de décès de Bérégovoy et de la un peu de politique …. 

Halte piquenique au port de Decize. Une petite pensée à Liliane nous sommes passés près de son village. Notre stop prévu était à Gannay-sur-Loire au camping à la ferme. Le lieu était trop isolé, pas de resto mais un gîte était réservé pour les 90 ans d’une Mamy et nous avons bien échangé avec la famille. 

Nous reprenons nos montures pour nous diriger vers Bourbon-Lancy avec un bonus de 25 km dans les côtes. Elles nous ont bien achevées … Eric a déraillé dans la côte en pleine montée et sous le soleil. 

Nous voilà enfin bien arrivés au camping au bord du lac où nous faisons sécher nos tentes avant de les remonter. Nous sommes dans un resto où on n’est pas sûr de diner ! Le seul près du camping. Nous avons fait des courbettes au serveur et pris une bière en attendant pour l’amadouer ça devrait marcher mais on n’est pas couché. 

Au final 75 km de plus que prévu comme d’habitude et comme nous avons modifié les arrivées, nous débriefons pour optimiser notre parcours. À bientôt…  Béatrice 

La journée racontée par Eric : 

Départ de Nevers après petit déjeuner sur le camping. Une fois n’est pas coutume, hier soir, nous avions réservés nos baguettes, légèrement beurrées de confiture, achetées en supérette de Nevers hier soir, accompagnées de cafés allongés, comme toujours. 

De retour sur pistes, nous avons d’abord vu un joli bateau accosté, le propriétaire est arrivé et quand j’ai demandé si je pouvais le photographier, il m’a répondu non. Chose que je respecte et trouve correcte à demander. Après être rentré dans le pourqui du pourquoi de notre périple, il s’est adoucit et a finalement accepté la photo. Je lui ai dit qu’il sera volontiers sur nos sites pour le remercier de sa gentillesse. Cet homme s’appelle Nicolas. Il est jeune retraité et souhaitait changer de vie. Il s’accroche aux abords des canaux pour la saison d’été, vend des boissons chaudes ou froides pour les cyclistes qui prennent le temps de s’y s’arrêter. Il était riche de savoir sur l’histoire des lieux , Il a conscience de ce que l’eau apporte à chacun, des emplois qui en courent mais que beaucoup d’autre en dérivent la bonne utilité pour leurs propre intérêts.  C’était sûrement le personnage bien sympathique de notre journée, accompagné de son chat angora gris. 

Nous avons ensuite bien avancé en km, quelques courses en supermarché pour ce midi et avons mangé au port de Decize sous le regard d’une famille cygne magnifique suivie d’un café qui se trouvait à côté. 

Arrivée à Gannay/Loire, un camping à la ferme nous attendait mais nous avons jugé par les alentours que rien n’y était très intéressant à voir. Une famille était présente pour fêter un anniversaire et le monsieur était de Redon. Ils étaient heureux pour nous de ce beau projet. Nous avons donc refait 25km de plus, et là les enfants, croyez moi que ça grimpait déjà dur. Le soleil nous a suivis toute la journée et les joues furent donc rouges pour les deux raisons. 

Nous sommes arrivés au camping de Bourbon-Lancy. Celui-ci longe un lac très agréable. Douches, lessives, replanification de nos itinéraires car en forçant un peu plus, cela modifie ce qui était déjà prévu. Nous sommes arrivés au restaurant d’à côté mais pas de service pour nous donc sommes à boire un coup et pas certain de manger ce soir. Voici la carte postale du jour. 

Belle et douce nuit à tous, Nous qui sommes devant nos table sans reliefs. Eric


Vendredi 11 septembre 2026

Béatrice :

Ce matin en traversant le Nivernais un petit écureuil est passé sur la route !!! Le temps de l’apercevoir et il était déjà dans l’arbre. 

Entre Bourges et Nevers des champs rien que des champs … 72,4 km de plaines vallonnées. Nous avons renforcés nos muscles et mollets. Nous passons dans le village du Crossois et le camp militaire, base stratégique de Avord, où sont stockées les munitions : 2 mirages nous ont survolés un court instant. 

Puis le Joli petit village de Menetou Couture avec son donjon. 

Arrêt piquenique à Jouet sur l’Aubois, c’est l’occasion de faire sécher le linge et de profiter de la sieste. 

Nous arrivons à Nevers de bonne heure ce qui nous permet de profiter de la visite de la ville. 

Béatrice   


La journée racontée par Eric :

Il est 8h00, nous sommes déjà à pousser nos montures métalliques qui nous sortent du camping de Bourges. Comme à nos logiques, passage en boulangerie pour viennoiseries et sandwichs du midi (certains nous paraissent meilleurs que d’autres, les notes et jugements seront salées). 

Les reliefs changent et nous contractent un petit peu, nous en parlions, suspicion, mais n’en rêvions pas, les cotes arrivent. Nous nous sommes arrêtés photographier le donjon de Menetou-Couture puis avons discuté avec deux habitantes, elles faisaient parties des 280 autres habitants qui formaient ce village. 

Pour ce midi, ce fut la pause repas dans le square d’un petit blaid à Jouer Sur Aubois. Une supérette nous a offert ses rayons pour compléter nos boissons et desserts. La météo est très agréable pour pédaler, se poser manger ou jeter les tentes à notre arrivée, seul les matins sont moins agréable par l’humidité qui y règne. Nos linges ne sèche pas donc j’ai trouvé l’astuce du Tancarville à 2 roues, et ça fonctionne, les bancs ont aussi leurs utiles pendant que Dany prie. 

Nous sommes actuellement en pose du midi, il est pourtant déjà 14 heures et Nevers n’est plus très loin. Comme d’habitude, un petit café nous a été servi dans le bar du coin, où les vapeurs généreuses du Ricard qui était en cour de service pour quelques habitués des lieux, nous auraient saoulées si nous étions restés pour un second tour de tasses mais celles présentées étaient bien tachées avant d’y être remplies (trouvez la photo beurk). 

Après environ 70 km, nous venons nous poser au camping de Nevers. Le pont d’accès au centre-ville est à côté donc, après une petite visite dans la ville de Nevers, nous avons pris un verre en terrasse ou un marché extérieur était sur le remballage. Pour se restaurer, un restaurant vietnamien fut à l’honneur, même gustativement, nous essayons de voyager un peu du bout de nos fourchettes. 

Demain, direction Decize-Gannay-Loire et pour info, tout notre linge est sec.

Eric.

Jeudi 10 septembre 2026

Béatrice : 

Ce matin nous nous sommes réveillés de bonne heure car il faisait froid. Nous avons replié une tente humide en partant de Saint-Aignan-sur-Cher. Après un bon petit déjeuner nous avons repris la route le long du cher. 

Les pistes cyclables sont de qualité et mènent également à Rome ! Nous avons un moment hésité. Nous avons longé le canal du Berry qui par endroits est à sec comme on peut le voir sur la photo. Les champs de maïs 🌽 n’ont guère poussé cet été. Ils sont malheureusement restés tels quels et non récoltés. 

Nous faisons étape à Mennetou sur Cher, joli petit village où nous profitons du maraîcher installé sur la place pour déguster des fraises. Nous rencontrons aussi un cycliste très bavard qui nous parle de sa passion pour les voitures des années 70/80. Et puis Dany n’a pas pu s’empêcher de noter une nouvelle crevaison à son palmarès en arrivant à Bourges. Il s’est enfin acheté un pneu pour rouler sur le gravel. Notre étape a été plus longue que prévue 92km car nous n’avons pas dormi à Chenonceau, mais prolongé notre parcours jusqu’à Saint-Aignan. Le camping suivant était celui de Bourges Nos efforts ont été récompensés dans un bon resto Italien.

Béatrice.


La journée racontée par Eric :

Jeudi 10 Septembre. Départ de St AIGNAN sur CHER. Ces deux derniers matins sont bien frais pour nos lancée sur selles. Hier nous avions plus de 80 km au compteur et plus de 90 nous attendent aujourd’hui. Après le petit déjeuner en café, en route. 

Les pistes restent plus qu’agréables mais une vraie torture pour le mental, il n’y a aucun virage, tout est rectiligne le long du canal, nous ne pouvons pas nous perdre de vue. Un cycliste nous a tenue conversation au hasard d’une ligne droite (bien entendu). Il était fasciné par notre périple comme lui l’était pour les voitures anciennes, jolis échanges de partage, bien sympathique en tout cas. 

Nous nous sommes arrêtés visiter l’entrée du village Mennetou, petite cité médiévale où les princesses n’existe plus apparemment (voir ma photo coquine) mais où les fraises et fruits son délicieux. 

Ensuite pose repas du midi dans un magnifique parc de Vierzon, en hommage à toutes les guerres Avons déjà fait 60 km depuis ce matin, encore 35 environ avant notre prochain montage de tentes. Et voici, total de 94 km for today. 

 Les sardines sont piquées à Bourges, 3ème crevaison pour Dany sur les derniers mètres avant d’arriver. Moi et lui avons acheté nouveau pneu pour lui et chambre à air pour moi, mieux vaut avoir du stock. Après installation et préparation, retour, toujours à vélo, en centre de Bourges pour trouver une pizzeria sympa, aux plats très bons et la déco exceptionnelle. Demain sera vers Nevers, à suivre pour nos péripéties et personnes charmantes que nous allons encore découvrir. C’était le secrétaire du soir, l’équipe de nuit aux yeux mi-clos. Belle soirée à tous. Eric

Météo St Brevin
Couvert
17.6°C à 13:00 h
Couvert


29 km/h Sud-ouest
82% humidité
Météo Peissenberg
Couvert
10.4°C à 13:00h
Couvert


0 km/h Sud-est
67% humidité
Météo Ayent
Très nuageux
8.6°C à 13:00h
Très nuageux


1 km/h Nord-ouest
72% humidité
Météo Santomera
Ciel dégagé
24.4°C à 13:00h
Ciel dégagé


5 km/h Sud-est
35% humidité

Comité de jumelage de

Saint Brevin les Pins

Place de l'Hôtel de Ville

44250 SAINT BREVIN LES PINS

Traduction


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